Mondial-2026: le Brésil brise la résistance du Japon sur le gong
Le Brésil de Carlo Ancelotti, mené à la mi-temps, a brisé la résistance acharnée du Japon (2-1), au bout du temps additionnel, lundi à Houston pour retrouver les huitièmes de finale d'une Coupe du monde, son habitat naturel.
La Seleçao, ses stars et ses cinq étoiles mondiales ont éclipsé l'épatant pays du soleil levant, formidable de résilience et d'abnégation, sur un but de l'entrant Gabriel Martinelli (90e+5, 2-1).
L'ailier gauche d'Arsenal a exploité une passe courte et précise de Bruno Guimaraes dans la surface et a fusillé de près le gardien Zion Suzuki, pourtant brillant durant toute la partie.
Le Japon a créé la surprise en ouvrant le score après moins d'une demi-heure, mais il a subi des vagues ininterrompues après la mi-temps et il s'est logiquement incliné, sur le gong, trahi par une de ses rares sautes de concentration.
Les "Samouraïs bleus" devront encore attendre pour gagner enfin un match à élimination directe en Coupe du monde, eux qui ont disputé toutes les éditions depuis leur première participation, en 1998.
Le Brésil s'est fait peur, il a peiné à faire craquer un adversaire discipliné et recroquevillé, et cela rend son succès encore plus beau pour ses très nombreux supporters.
- Paqueta et Casemiro blessés -
Ces derniers ont transformé le stade de Houston en mini-carnaval de Rio, sous un air de batucada avec percussions et sifflets, remplissant l'enceinte texane de jaune et de vert, en grande majorité.
D'entrée, leur équipe a dicté le tempo et mis sous pression le gardien né aux États-Unis, Zion Suzuki, contraint d'effectuer une sortie aux poings devant Vinicius (5e), de capter un coup franc (7e) et de repousser une frappe de Matheus Cunha (14e).
Pourtant, les Japonais ont repris des couleurs et de la confiance, progressivement, et ils ont frappé dès leur première véritable occasion.
Le milieu défensif Kaishu Sano, remplaçant au match précédent, a intercepté une passe de Danilo dans le rond central, il s'est défait du marquage puis du retour de Casemiro et a décroché une frappe à plus de 20 mètres du but d'Alisson, trop court pour s'interposer (29e, 0-1).
A 25 ans, le joueur de Mayence ne pouvait pas rêver d'une plus belle scène pour marquer son premier but international.
Les supporters auriverdes ont commencé à s'impatienter à chaque ballon gâché et ils ont vu avec inquiétude, en plus, le remplacement à la mi-temps de Lucas Paqueta, fauché par une blessure musculaire subie dès la première minute.
Malgré ce contexte très défavorable, l'équipe d'Ancelotti a produit une seconde période tout feu tout flamme, où elle aurait pu inscrire une tonne de buts avec plus de précision et de chance.
Suzuki, encore lui, a écarté une tête de Bruno Guimaraes (52e), dévié sur un poteau un tir de Vinicius (58e), dégagé un ballon aérien menaçant (89e) et opéré un incroyable et heureux sauvetage, avec l'aide du défenseur Takehiro Tomiyasu, sur une tête de Casemiro (54e).
L'ancien milieu défensif de Manchester United, trop lent sur le but japonais, s'est rattrapé sur un autre coup de casque gagnant, depuis le second poteau, à la réception d'un centre de Gabriel (56e, 1-1).
Casemiro n'a pas pu aider ses coéquipiers jusqu'au bout puisqu'il a été contraint de sortir sur blessure (90e+3). Mais Martinelli était là pour prendre le relais et envoyer les siens en huitièmes de finale.
Ce sera dimanche dans le New Jersey face au vainqueur du match entre la Côte d'Ivoire et la Norvège prévu mardi à Arlington, près de Dallas.
T.Evans--PI