Philadelphia Independent - L'équipe iranienne de football attendue au Mexique

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L'équipe iranienne de football attendue au Mexique
L'équipe iranienne de football attendue au Mexique / Photo: ONER SAN - AFP

L'équipe iranienne de football attendue au Mexique

L'équipe iranienne de football est attendue dimanche au Mexique, où se trouve son camp de base pour la Coupe du monde, malgré le refus par les Etats-Unis, où elle doit disputer ses premiers matches, de délivrer des visas à certains membres de son encadrement.

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Les joueurs iraniens se sont envolés samedi pour le Mexique après un stage d'entraînement de 15 jours à Antalya, en Turquie, a annoncé la télévision d'Etat iranienne, à quelques jours du coup d'envoi, le 11 juin, de la compétition coorganisée par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.

Les joueurs doivent arriver à Tijuana, où ils établiront leur camp de base pendant toute la durée de la compétition.

Dans cette ville située à la frontière avec les Etats-Unis, la sécurité a été renforcée avant l'arrivée de l'équipe, a constaté samedi un journaliste de l'AFP. Des soldats de la garde nationale sont stationnés, lourdement armés, devant le stade où s'entraînera la Team Melli, tout comme devant l'hôtel où elle séjournera.

Si l'administration américaine a affirmé avoir délivré les visas nécessaires aux joueurs iraniens et à leur personnel d'encadrement, l'ambassadeur d'Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, a déclaré que "15 membres de l'équipe administrative et d'encadrement" s'étaient vus opposer un refus. Selon des médias iraniens à Téhéran, cela inclut le président de la fédération iranienne Mehdi Taj.

L'ambassade d'Iran en Turquie a dénoncé un "traitement discriminatoire intentionnel".

- Sans manager ni attaché de presse ? -

"M. Trump devrait répondre à cette question: si le manager et l'attaché de presse de l'équipe ne sont pas présents, qui est censé assister à la réunion de coordination d'avant-match?", s'est interrogé dans un entretien télévisé Amir Mahdi Alavi, porte-parole de la Fédération iranienne de football, précisant qu'un courrier avait été envoyé à la FIFA.

La sélection iranienne devra, en outre, entrer et sortir des Etats-Unis le jour même de ses matchs, a déclaré samedi à Tijuana l'ambassadeur iranien au Mexique, qui s'exprimait devant la presse avant l'arrivée de l'équipe plus tard dans la journée.

"Nous pouvons entrer dans la matinée et nous devons repartir le jour même", a-t-il affirmé selon une traduction officielle en espagnol du farsi.

Le porte-parole de la fédération avait pourtant indiqué auparavant que les joueurs, qui ont reçu des visas à entrées multiples, devaient arriver aux Etats-Unis un jour avant le premier match, et deux jours avant pour les rencontres suivantes.

L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le lancement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février.

Les hostilités ont été interrompues par un cessez-le-feu le 8 avril, qui semble se déliter rapidement après des semaines de menaces et une reprise, ces derniers jours, des frappes tant américaines qu'iraniennes dans le Golfe.

- Drones abattus -

Quelques heures après avoir confirmé vendredi l'octroi de visas aux footballeurs iraniens, les Etats-Unis ont ainsi annoncé de nouveaux bombardements contre l'Iran, qui a répliqué en ciblant des installations militaires au Koweït et au Bahreïn.

L'armée américaine a annoncé encore samedi soir avoir abattu deux drones d'attaque iraniens qui menaçaient selon elle le trafic maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz.

Les négociations patinent depuis la conclusion du cessez-le-feu entre Etats-Unis et l'Iran le 8 avril.

Des médias iraniens ont affirmé en début de semaine que l'Iran avait suspendu sa participation à ces pourparlers à cause de l'offensive d'Israël au Liban contre le Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis souhaitent traiter ce dossier à part, mais Téhéran a toujours réclamé que le Liban soit partie intégrante des négociations.

Samedi, de nouvelles frappes israéliennes ont fait au moins cinq morts au Liban, dont trois soldats de l'armée libanaise, Israël annonçant de son côté la mort de deux de ses militaires.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 29 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.

R.Walker--PI