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Municipales: débats entre les principaux candidats à Lille et à Rennes, la sécurité sujet central
Municipales: débats entre les principaux candidats à Lille et à Rennes, la sécurité sujet central / Photo: Sameer Al-DOUMY - AFP

Municipales: débats entre les principaux candidats à Lille et à Rennes, la sécurité sujet central

Les principaux prétendants aux mairies de Lille et Rennes ont débattu mercredi devant les caméras, évoquant notamment la sécurité, tandis qu'à Paris, un autre débat a été snobé comme attendu par les deux principaux candidats, Emmanuel Grégoire et Rachida Dati.

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Organisé par Ici Nord (radio et télévision) et La Voix du Nord, le débat lillois a réuni la candidate LFI Lahouaria Addouche, l'écologiste Stéphane Baly, le candidat LR Louis Delemer, le maire socialiste sortant Arnaud Deslandes, la députée macroniste Violette Spillebout et le député européen Matthieu Valet (RN).

Un sondage Ifop-Fiducial pour La Voix du Nord et Ici Nord a donné mercredi matin Arnaud Deslandes, l'héritier de Martine Aubry, en tête du premier tour des élections municipales avec 28% des intentions de vote, devant Stéphane Baly (20%).

Selon cette enquête réalisée auprès de 706 électeurs lillois du 24 février au 2 mars, Lahouaria Addouche arrive en troisième position avec 16%, devant Violette Spillebout, créditée de 15%.

Par conséquent, le second tour s'annonce ouvert dans ce bastion socialiste depuis 1955. M. Baly, courtisé par le maire sortant et la candidate LFI, a dit mercredi vouloir "regarder les scores du premier tour" sans dire s'il envisagerait une alliance éventuelle pour le second.

Il a ajouté avoir "confiance" en une "dynamique", selon lui en sa faveur, pour une "alternance" à Lille.

Mme Spillebout, qui a appelé le candidat LR crédité de 7% dans le sondage à se retirer à son profit avant même le premier tour - ce qu'il a refusé catégoriquement - veut promouvoir "une coalition à l'allemande", "sans extrême droite ni extrême gauche", mais sans indiquer clairement avec qui elle pourrait s'allier.

- Grands absents à Paris, Ruffin à Lyon -

A Rennes également, bastion socialiste depuis 1977, un débat télévisé entre cinq principaux candidats s'est tenu mercredi.

Un récent sondage place la maire socialiste sortante Nathalie Appéré largement en tête avec 42% des intentions de vote, loin devant la candidate LFI Marie Mesmeur (18%) et Charles Compagnon, candidat de centre-droit, annoncé à 17%. Cette enquête a été réalisée par l'institut Cluster 17 pour le média Politico auprès de 658 électeurs rennais.

Comme à Lille, l'armement de la police municipale a été l'un des sujets phare du débat à Rennes, qui subit comme beaucoup d'autres villes l'émergence de nouvelles violences liées au narcotrafic.

A Paris, les deux principaux rivaux, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie sans LFI, et Rachida Dati, candidate LR et MoDem, n'ont pas pris part en personne au débat sur Ici Paris Ile-de-France.

Ils étaient représentés respectivement par Lamia El-Aaraje, adjointe de la maire sortante Anne Hidalgo à l'urbanisme et numéro deux de la liste centrale pour le Conseil de Paris, et par Grégory Canal, conseiller de Paris.

Le candidat de centre-droit Pierre-Yves Bournazel, qui avait prévu de se faire représenter par Marlène Schiappa, a finalement décidé de venir au débat, afin de "dénoncer l'absence d'Emmanuel Grégoire et Rachida Dati".

Sophia Chikirou (LFI), Sarah Knafo (Reconquête) et Thierry Mariani (RN) étaient également autour de la table.

L'ex-ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement avait déclaré en janvier qu'elle refusait de débattre, estimant que ça n'avait "aucun sens". Emmanuel Grégoire a alors exclu de venir débattre en personne si Mme Dati ne le faisait pas elle-même.

A Lyon, le député de la Somme François Ruffin est venu soutenir mercredi le maire écologiste sortant Grégory Doucet. Il a estimé intenable d'interdire toute alliance au second tour avec LFI depuis les appareils politiques parisiens.

Grégory Doucet, en mauvaise posture dans les sondages face à l'ex-patron de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas soutenu par la droite et le centre-droit, a de nouveau gardé la porte ouverte à une alliance avec la candidate Insoumise tout en condamnant les propos "inappropriés" de Jean-Luc Mélenchon après les récentes polémiques sur sa prononciation des patronymes juifs "Epstein" et "Glucksmann".

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N.Nelson--PI