La Bourse de Paris reste en retrait de la hausse du secteur tech
La Bourse de Paris a terminé en légère baisse jeudi, en retrait par rapport aux autres indices européens et à Wall Street, étant moins exposée aux valeurs technologiques, moteurs de la séance du jour.
Le CAC 40 a terminé en petite baisse de 0,21%, soit une perte de 17,85 points, pour s'établir à 8.313,12 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,19% à 8.330,97 points.
"Malgré le soutien apporté par les valeurs des semi-conducteurs", les marchés d'actions européens ont terminé "mitigés" jeudi, constate Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.
Le secteur des semi-conducteurs a bondi après que le géant taïwanais TSMC a annoncé un bénéfice net en progression de 35% au quatrième trimestre, surfant sur la demande pour les technologies d'intelligence artificielle (IA) malgré des "défis" à prévoir sur ses coûts liés à son expansion accélérée.
Si Wall Street profite de la dynamique, les "grands mouvements sur la tech aux Etats-Unis" s'essoufflent en Europe, remarque Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés à IG France.
"Les principaux indices européens sont moins composés de valeurs de croissance, contrairement aux indices aux Etats-Unis", explique-t-il.
La défense dans le rouge
Les valeurs de la défense ont cédé du terrain "après des propos de Donald Trump laissant entrevoir une désescalade par rapport à la situation en Iran", note Alexandre Baradez.
Depuis le début le 28 décembre d'un vaste mouvement de contestation, le président américain a multiplié les menaces d'intervention militaire contre l'Iran, avant d'affirmer mercredi avoir été informé "par des sources très importantes" que "les tueries ont pris fin" et que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement "pas lieu".
"On observera ça et on verra quelle est la suite", a-t-il ajouté à propos d'une éventuelle action militaire.
Thales a terminé en baisse de 3,04% à 255,10 euros, et Dassault Aviation a cédé 0,84% à 308,60 euros.
Le luxe à la peine
Les valeurs du luxe figurent également en queue de peloton à la Bourse de Paris jeudi, LVMH cédant 1,91% à 625,70 euros et Kering lâchant 3,16% à 301,40 euros.
Cette baisse s'explique par "les dernières statistiques venant de la Chine", qui "continuent de montrer un paysage chinois en terme de demande intérieure relativement faible", relève M. Baradez. De quoi retenir les valeurs du luxe et en général les secteurs exportateurs exposés à la Chine.
"Il n'y a pas de dynamique forte sur la consommation en Chine actuellement", souligne-t-il.
K.King--PI