Philadelphia Independent - La principale dissidence des ex-FARC revendique la capture d'un Colombien de la Légion étrangère française

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La principale dissidence des ex-FARC revendique la capture d'un Colombien de la Légion étrangère française
La principale dissidence des ex-FARC revendique la capture d'un Colombien de la Légion étrangère française / Photo: Raul ARBOLEDA - AFP/Archives

La principale dissidence des ex-FARC revendique la capture d'un Colombien de la Légion étrangère française

La guérilla colombienne de l'EMC a revendiqué dimanche la capture d'un Colombien de la Légion étrangère française, la principale dissidence des ex-FARC précisant qu'il est "en parfaite santé".

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José Olger Melo Charry, caporal en permission, a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, avait révélé l'armée colombienne jeudi.

Des unités de l'Etat-major central "ont intercepté et fait prisonnier le caporal JOSÉ OLGER MELO CHARRY, membre actif de l'Armée française et appartenant à la Légion étrangère, qui se trouvait en territoire colombien", a indiqué cette guérilla dans un communiqué.

"Sa capture a été effectuée après avoir confirmé sa condition de militaire étranger se déplaçant en zone rurale de la municipalité de Cumbitara, un lieu où se déroulent des opérations militaires contre nos unités", a-t-elle ajouté, en français.

Agé d'une trentaine d'années, José Olger Melo Charry était arrivé en Colombie la veille de son enlèvement et voyageait avec une femme, elle aussi enlevée avant d'être libérée quelques heures plus tard, selon l'armée colombienne.

Selon le ministère français des Armées, le soldat, qui ne dispose pas de la nationalité française, avait un permis l'autorisant à résider en France métropolitaine, mais pas à se rendre en Colombie.

La Légion étrangère est une force combattante de l'armée de terre française composée de 9.000 soldats de diverses nationalités, commandés essentiellement par des officiers français.

- Fermeté -

La Colombie traverse sa pire vague de violence en une décennie, les nombreux groupes armés, s'affrontant notamment pour le contrôle du trafic de cocaïne.

Le nouveau président Abelardo de la Espriella, de droite dure a promis une lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants. Des opérations militaires meurtrières ont déjà eu lieu depuis son investiture le 7 août.

L'EMC a rejeté l'accord de paix de 2016 signé à l'époque avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Ce groupe, surtout actif dans les départements de Valle del Cauca et Cauca, dans le sud-ouest, est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, considéré comme le guérillero le plus recherché de Colombie.

L'EMC affirme que "l'intégrité physique" de José Olger Melo Charry est "pleinement garantie tant qu'aucune opération militaire hostile ne sera menée dans la zone", faisant porter à M. de la Espriella la responsabilité de "toute tentative d'opération de sauvetage militaire qui mettrait en danger la vie du prisonnier de guerre".

L'armée colombienne avait précisé vendredi ne pas prévoir en l'état d'opération pour le libérer.

Abelardo de la Espriella a promis des campagnes de bombardements massifs contre les puissants cartels de la drogue, face à une série d'attentats, d'assassinats et d'enlèvements perpétrés ces derniers mois.

En 2025, une décennie après avoir déposé les armes, les FARC avaient été reconnus coupables de plus de 21.000 enlèvements en un demi-siècle de conflit.

L'un des cas les plus emblématiques a été l'enlèvement et la séquestration pendant six ans de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, kidnappée en 2002 alors qu'elle faisait campagne pour la présidentielle. Elle avait été libérée en 2008 dans une opération menée par l'armée.

M.Gonzalez--PI